ALBUM : « SOIL…CONTRE TOUS »


Soil contre tous


Je suis celui que vous attendiez tous !
Celui qui les détruira tous !
Avec moi s'ouvre une nouvelle ère…
Sortez vos disques pleins de poussière !


Luke, Deportivo et Saez,
Ne valent pas un bon Noir Des'
Assez de clones s'il vous plaît
Mais du bon vieux rock français !


Pour venger la veuve et l'orphelin,
J'engage un acte citoyen !
Mes supers pouvoirs contre leur désespoir !
Mon corps d'athlète pour bouter les starlettes !


Dernier rempart aux invasions,
Dernier recours de la chanson…
Sans pitié et sans concessions,
Contre le verbe anglo-saxon !


Anonyme


Tu perds pied, victime un peu désabusée !
En dehors de mon contrôle, je sens les coups qui me frôlent !
Puisqu'on leurre mon attention, je suis manœuvré comme un pion,
Ame perdue sur l'échiquier, mon échec est organisé !


Au poteau des fusillés, j'encaisse les rafales tirées !
Comme une lame Damoclès, j'attends la sentence que l'on m'adresse…
Comme une lame Damoclès, j'entends savoir qui me l'adresse !


Montrez-moi, montrez votre visage, que je puisse déchaîner ma rage
Alors montrez moi, montrez votre visage, que je puisse
Essuyer l'ouragan d'outrages !


Tous les mots qui nous restent sont anonymes !
Toute la haine qui nous reste est anonyme !


Volte-Face


Comme le caméléon, j'opte pour un camouflage…
Pour mieux cacher mon nom et tout mon personnage !
J'aime, j'aime m'inventer des passions ; j'aime m'inventer des raisons,
Produits de mon imagination, je vis de considérations…


Je fais volte-face
Pour ne pas perdre la face…
A chaque volte face
Un peu de moi s'efface !


Je dédouble une personnalité, haïe depuis l'éternité !
J'use de tous vos préjugés pour cacher ma vérité !
Tous ces masques que j'ai portés, tous ces fantasmes que j'ai crée…
A petits feux me font mourir, car j'ai menti pour vous séduire !


Résolution


On ne peut pas plaire à tout le monde On ne plaît qu'à peu de monde
J'ai perdu ma confiance en l'Homme Je ne crois plus en vous en somme
C'est peut-être un peu dérisoire, de penser ou même de croire,
En un monde nous unissant tous ! Malgré vous, malgré nous tous…


Cessons de croire en ce monde là : on pollue au pétrole ça et là !
Cessons de voir la vie comme ça, on fait la guerre ici et là !
Vos desseins ne sont pas les miens, on joue pourtant sur le même terrain…
On ne peut voir l'avenir sans heurts, ranger vos idées qui m'écœurent !


Je n'ai rien commandé de tout ça
Mon avis ne les intéresse pas
Ma vie ne me ressemble pas

Je prends mes résolutions : d'être moi même,
Et pas un autre… Le bon apôtre !


Feuille blanche


J'aurais voulu parler de choses et d'autres,
De ce qui peut rendre heureux entre autre,
Mais ce dessein n'est qu'une espérance ;
Je ne rendrais qu'une feuille blanche


Que deviennent les joies, parler du rire…
De ce que j'aime chez toi, de ton sourire…
Lorsqu'en face on ne compte plus la violence,
La mort, la haine, toutes nos démences….


Tétanisée la plume reste immobile
Mon bonheur serait il aussi futile
J'ai beau tout tenter, me donner une chance
Rien ne paraît renverser la balance


Les gens s'égorgent, s'étripent, se saignent
Au jour où l'argent étend son règne
Tout autour d'eux, la mort ils peignent
Dans mon micro la paix larsen


J'absorbe le bonheur qu'on propose en substance
Me fait une idée comme une référence
Comment peut-on l'exprimer sans prétention
Ce monde serait il heureux sans raison


Trafalgar


Devant les inepties qui pleuvent
Me vient l'envie de faire peau neuve
Sur mon avenir comme mon passé
Pléthore de chose à oublier
Je souffle sur la poussière des bibelots
Je trace au doigt un de ces mot :
« Changer » comme pour virer de cap,
S'envole comme un nuage opaque….


Un grand coup de vent, un Trafalgar comme un ouragan
Je tourne les talons un peu trop tard sans une émotion…
Un grand coup de vent, un Trafalgar comme un ouragan…
….Sur les archives de ma vie !


Il est temps de changer les couleurs ;
Elles ne m'inspirent plus rien de meilleur,
Ces murs d'étreinte qui m'entourent…
Je vole à mon propre secours !
Un coup d'éponge sur mes rancœurs,
Pour que s'efface ce qui m'écœure…
Peut-on oublier tout ça de moi ?
Je peux être autre, croyez moi !


Le meilleur partenaire


Je tire parti de mes amis,
Un peu comme on mise sur un profit…
Voiler la face cachée du diable,
Chercher à tout prix ce qui est rentable !


Il va bâtir un grand système, autour de tout son phénomène
Et attirer tout ce qu'il aime, pour s'écarter de tout problèmes
Alors agissant d'abord pour son nom, vous recouvrirez la raison
Mais votre faiblesse : le silence, elle vous inflige sa dépendance


Vouloir promettre vents et marées ; quand les rafales vont l'emporter !
Jouer le jeu du beau parleur, un coup de poker selon l'humeur…
Au grand marché de l'amitié, où tout s'achète et tout se vend,
Il y matière à spéculer, et à acheter au plus offrant !


Métabotine


Il est né dans une cour d'école
Le band formé de trois idoles
C'est dans l'anonymat total
Qu'ils jouent leur fiasco musical


Toi le hardos vêtu de noir
Toi qui te déchaîne dans le noir
N'écoute pas joué ces trois connards
A moins bien sur qu'il ne soit trop tard


Métabotine, méta-botine


Sur fond de batterie assassine,
J'entends une belle voix de gamines
Des riffs puants et impuissants
Qui auront raison de ton gland


Ils ont fait de nombreux concerts
Lionel se demande à quoi ça sert
Nous emmerder ils savent le faire
Je les préfèrerais six pieds sous terre


Sur la scène je l'ai repérer
Le trio de mignons pédés
De vieilles touffes bien agitées
Et ça m'a fait saigner du nez


Vous ne connaissez pas ma peine
Forcé d'écouter trois lesbiennes
Je préférerais vous l'interdire
L'ambiance sur scène me fait vomir


Pouvoir d'achat


Je peux retourner toute la terre, la faire tourner même à l'envers
Des hommes à mes pieds pour le faire et rien ne pourrait plus me plaire
Isolé de toute précarité par des revenus très bien placés
L'investissement est un jeu d'enfant, pour un PDG de mon rang


Pourquoi pas vous plutôt que moi
Au fond la justice dépend de moi
Si la misère n'existait plus
Depuis longtemps je ne serais plus


Symboliquement je suis le père, financièrement très opulent
Réussi tout ce que j'entreprends, même si je suis incompétent
Pour moi rien n'est inaccessible, tout s'achète même en liquide
C'est vrai ! la misère c'est terrible, mais aider les pauvres m'est impossible


Pleurez devant tout mon argent
Esclaves de son asservissement
Le fossé entre vous et moi : un colossal pouvoir d'achat


Une raison valable


Donnez moi une raison de vivre, une raison valable…
Avant que la mort nous enivre, et nous semble la plus acceptable !
Donnez moi le meilleur et le pire, de l'humanité…
Le meilleur ne peut plus séduire, le pire nous à emporté !


Donnez moi cette flamme,
Qui ne s'éteint jamais !
Même au cœur des drames,
Les plus long, les plus laids…


Donnez moi l'amitié !
Donnez moi ce qui fait,
Que lorsque tout est faussé,
Quelque chose est vrai !


Faites-moi entrevoir ce miroir !
L'impression de percer l'espoir !
Faire moi réfléchir ce miroir…
L'impression qu'il existe quelque part!


Examen de conscience


Sans détour il m'interpelle quand je passe
J'ai beau presser le pas sans que rien n'y fasse
Quelque chose sème le trouble dans mon esprit
Au fond qui prétends-tu être aujourd'hui ?
L'assassin la tête entre les mains,
Une pensée pour les victimes dans leur coin…
Le dilemme me déchire qui que je sois ;
Mon fidèle optimisme vole en éclats !


Rien ne me manque pourtant je tremble…Encore et encore…


Nous pouvons tout ignorer, nous rendormir
Reconnaître ses tords peut-il servir ?!
Lorsque la seule chance pour moi de sourire,
C'est d'oublier un peu ce qui m'arrive !
Là où j'existe par ceux qui nous envient,
La pitié serait le lot des démunis.
Je quête en moi un brin de cohérence,
Cette obsession me pousse à la démence !


Rien ne me manque pourtant je tremble…Encore et encore…


J'ai besoin de vous pour croire ne moi, besoin de croire en vous parfois
Pour devenir quelqu'un de bien







ALBUM  « Des symptômes et des mots »


Symptôme


Subir quand je veux fuir, garder patience pour en finir
Garder mon self control…Ne pas briser tout ce qui me frôle !
Le choc est culturel et même quasi-perpétuel
Il me fait serrer les dents, mordre les lèvres jusqu'au sang


Je sais ! Vous me croyez fou !!
N'approchez pas à moins d'un mètre !
Vous êtes nuisibles à tout mon être…
…Et ma colère détruirait tout !


Cet œil porté sur moi… Ce que pense autrui de moi…
Je ressens vos sarcasmes comme des pioches dans mon crâne !
Je suis la surtension, l'électrochoc des conventions !
Mon sang bouillonne dans mes veines quand vos regards sont les mêmes !


Je sais ! Vous me croyez fou !!
N'approchez pas à moins d'un mètre !
Vous êtes nuisibles à tout mon être…
…Et ma colère….
Je sais ! Vous me croyez fou !!
N'approchez pas à moins d'un mètre !
Vous êtes nuisibles à tout mon être…
…Et ma colère détruirait tout ! …Et ma colère détruirait tout !
…Et ma colère détruirait tout !


« Téléphonite mobile»


Repas de famille, convivial, pour le contexte…
Je masturbe comme d'hab, mon mobile sans complexe…
J'le matte trop beau ! Trop kiffant mon fond d'écran !!
Aveugle au voisin d'en face, et au gigot que l'on me tend ;
Tête baissé, je check' mes mails sans trop savoir pourquoi…
J'expose mon bijou hi-tech, posé sur la table près de moi…


[…]  SONNERIE PORTABLE 1


Je croyais… L'avoir pourtant mis sur vibreur ?!
A table devant tout le monde j'me tape l'affiche c'est l'horreur !
D'un bond de cabri je me lève…et renverse le serveur !!
Mon portable dans les airs !  Je plonge par terre pour l'honneur
Etalé dans les plats, je pousse un cri qui vient du cœur :
[…]  Alo ! […] ouais Alo t'es où ? […]!


A46,  file du milieu… Sûr d'être à l'heure…
La route est longue…Sorti de Lyon, il me reste encore 2 heures
Pour jouer une partie de poker j'ai mis le régulateur
Et puis je le fait tous les jours ! Franchement, y'a pas de quoi avoir peur !
Le temps d'apercevoir les flics dans mon rétroviseur ;
D'vant moi une caravane déboite…A plus de 100 à l'heure…


[…]  SONNERIE PORTABLE 2


Ça sonne ! Seule chose en tête :Il faut que je décroche !
Pas même le temps de freiner, c'est la caravane que j'accroche !
Aussitôt je pars en tonneaux !! La voiture s'envole !!! c'est affreux !
Les flics à pleine vitesse, coupent la caravane en deux…
Accident monstre ! Un peu s'coué, tête à l'envers, j'peux décrocher…
Me monte un cri qui vient du cœur, sur le rail de sécurité :

[…]   Alo !! […]Ouais j'peux pas te parler là j'suis au volant […]!


A l'apéro comme toujours, il y a les beaux discours :
« I phone ou blackberry !? » Les vielles sonneries, toujours…
Je n'sais pas si c'est l'alcool, ou bien les olives aux piments ;
Mais j'irais bien au petit coin, je l'sens venir : c'est pour maintenant !
Je prends mon portable, bienveillant : j'attends un appel important…
Posé sur le trône, bruyamment, j'expie une gastro c'est évident !


[…]   SONNERIE PORTABLE 3


Bon sang quel cauchemar ! Mon joujou sonne au pire moment
Juste lorsque, cuvette pleine, je me r'habille en coup de vent
Mes mains tremblent, j'échappe l'objet, l'émotion c'est évident
J'plonge les mains, direct dans la cuvette… Emporté dans mon élan !
Je pense au pire, frénétique !… Fouillant mes excréments…
J'ai  un cri qui vient du cœur, l'objet puant sur mon tympan :
[…]  Allo ? […] Allo ?! […] J'ai plus de batterie, […] Tu peux me r'appeler, […]


Téléphonite mobile Téléphonite mobile etc


La perfection en jaune poussin


Premier garant, responsable, de la santé publique ;
A la pointe de tous les décrets que l'on applique,
Face à l'insécurité, et aux dangers de la route,
Votre dévoué Docteur. SOIL dissipe le doute !


Dès 7h du matin les médias s'en font le relais,
Les nouvelles du front ne sont pas très gaies :
Accidents ! Collisions ! Toute l'horreur des faits divers !
…La multiplication des psychopathes pervers !


Prostrés, anxieux restent les patients complexés ;
Comment échapper à cette sombre actualité ?!
Sonnerait-on pour nous : l'heure de la déroute ?!
Tant de vies happées trop vite sur l'autoroute


Tu mets ton gilet : LA PROTECTION AU MASCULIN
Oh gilet ! LA PERFECTION EN JAUNE POUSSIN


Une poignée de nos éminences grises
Pondent en secret une arme de grande emprise
Solution ultime à tous vos problèmes
Un splendide gilet jaune comme seul remède


C'est avec le cœur léger que tu reprends ta vie « normale »,
En jaune fluo, deux bandes horizontales…
Semblable au taureau, par le rouge excité : 
Le jaune déclenche en toi l'absolue immunité !


Ce jaune renversant inconsciemment ton psychisme,
Te pousse aux pires actes dignes du terrorisme !!
Inconscient ! Fou à lier…Parfois bucolique,
Tu squat les îlots centraux pour un pic-nic !


Tu mets ton gilet : LA PROTECTION AU MASCULIN
Oh gilet ! LA PERFECTION EN JAUNE POUSSIN


Tu existe ! Car maintenant, on ne peut que te voir :
Bande d'arrêt d'urgence : arrêté pour boire !
Lorgnant les prostitués, double file  sur les trottoirs
Vélib grillant les feux rouges des boulevards


Ta vie change car désormais tu es vu
Eternel probatoire comptant ses points perdus !
Comme l'abruti posant son triangle sur mesure,
En trottinant gaiement dans la mêlée des voitures…….


Tu mets ton gilet : LA PROTECTION AU MASCULIN
Oh gilet ! LA PERFECTION EN JAUNE POUSSIN
Tu mets ton gilet : LA PROTECTION AU MASCULIN
Oh gilet ! LA PERFECTION EN JAUNE POUSSIN


Le hip hop du geek


Toujours plus vite je tweete
Ça doit être un toc : je poke
Le tic syndrome d'une époque
C'est le hip hop du geek


Dans une pièce obscure, toujours volets fermés
Au milieu des vielles fringues, des babioles entassées
Les restes du dîner, cannettes et poulet frit
Mes deux ou trois PC, mon monde commence ici
Connexion haut-débit mon quartier général
C'est ma raison de vivre, pulsion viscérale
Méfiez vous des apparences et des contrefaçons
C'est ici que je soigne mon e-réputation


Professionnel, je clic comme je respire
Capable sur la toile, du meilleur comme du pire
Ta journée se termine, la mienne a commencé
Je ne suis pas grand-chose sans mon adresse IP
Des amis virtuels je suis collectionneur
Facebook, ou tweeter : faire et défaire la rumeur
J'suis accro, « fonce-dé » à cette vie parallèle
Je suis qui je veux être, dragueur ou bien rebelle


clic clic clic clic boom
Je reconstruis ma vie sur le tout numérique
Tout avoir d'un seul clic ! Y'a quelque chose de magique
Les relations, mes flirts, mes besoins, mon argent
Ce n'est que par l'écran que je me sens vivant
Eternel angoissé des contacts sociaux
Internet m'intègre « sur gonfle » mon égo
Et si de mes coups de gueule ! mon site fait le plein !
A l'inverse face à face je ne vaudrais plus rien


80 keusse pour le nouveau GTA
Terminé je ne sors plus jamais de chez moi
J'allume la console, c'est parti pour la nuit
Alors sega c'est plus fort que qui ?
Toutes les nuits, je'suis la vigie d'internet
La main dans le calbute, j'mate des trucs pas très nets
Le hip hop du geek mon nouveau leitmotiv
Chante avec moi ! C'est le hip-hop du geek


Le geek hip-hop / mon trip mon pote / sur un clic clic / HIPHOP DU GEEK


Diet-ethique


On ne voit plus que ça sur les panneaux publicitaires
Slogans, bannières, manger-bouger point fr
Y'en a qui n'ont rien d'autre à faire
Enfin c'est vrai !! L'essentiel c'est de se plaire !?


Mais au retour je n'ai qu'une pensée et pas plus …
Au fond est-ce que je côte encore à l'argus ?
On ne triche pas au défilé devant la glace
Terrible exercice de se regarder en face


Je suis prêt à tous les sacrifices dès aujourd'hui
Les frites mayo, les sodas, et mon ordi
Même s'ils disent qu'il faudra tout reprendre à zéro
La gueule, les cheveux et les abdo !!


Je revois les gueuletons, les beuveries …Les verres d'alcool !
Sur le pèse personne l'aiguille s'affole !!
Transformer le geek introverti et gras
En ce beau gosse qui sommeil en moi !


La Diet éthique est notre politique
Une esthétique  thérapeutique
Un repas équilibré pour chaque déséquilibré !
La Diet éthique est notre politique
Une esthétique  thérapeutique
Pour enfin éradiquer la gêne de l'obésité


M'interdire l'alcool, chasser tout ce cholestérol !!!!
Gélules amincissantes, car le gras personne ne s'en vante !
Pour que des gens sortent / boire / un coup avec moi
Je ne grignote plus entre les repas (non non non non)


Je troc les hamburgers contre les légumes vapeurs
Que des plats weight-watchers, plus d'huile, de beurre !
J'use les bancs de muscu des salles de fitness
Pour  qu'on ai enfin envie de mes fesses
Je pèse et mesure tous mes aliments
Dans l'espoir qu'une blonde me trouve attirant


Sculpter enfin un corps d'athlète et réduire mon Diabète
Sex appeal…J'suis un canon, comme dans les émissions
Stade ultime : sourcils, torse à l'épilation
Décrocher un job en charmant un patron


La Diet éthique est notre politique
Une esthétique  thérapeutique
Un repas équilibré pour chaque déséquilibré !
La Diet éthique est notre politique
Une esthétique  thérapeutique
Pour enfin éradiquer la gêne de l'obésité


La flaque


Un soir pour notre anniversaire, elle m'interpelle d'une ton sévère :
« Tu n'me regarde plus comme avant, tu ne m'aime plus c'est évident ! »
J'lui dis : « Tais-toi ! J'entends plus le match ! » Et là ça y est madame se fâche :
Elle hurle, crie, et la porte claque ! Je reste stoïque devant mon pack…


Victime du complexe du bistouri, obsédée de chirurgie…
Choisi tes formes sur catalogue et n'écoute plus ton psychologue !


« J'aurais besoin de changer d'air ! J'veux être sexy et je veux plaire !
Pour moi ça y est ! Maintenant c'est clair : J'ai décidé de me faire refaire ! »
J'lui dis que c'est trop, qu'elle exagère car à ce train là faudrait tout refaire !
Financièrement, ça va être chaud…Non déductible de mes impôts !


Victime du complexe du bistouri, obsédée de chirurgie…
Choisi tes formes sur catalogue et n'écoute plus ton psychologue !


Deux semaines plus tard c'est terminé, une poitrine neuve siliconée…
Dès la sortie de la clinique, son nouveau look m'a mit la « trique » !


Puis c'est les fesses ! La bouche ! Le nez ! Elle ne pouvait plus s'en passer !
Non ! Je ne la reconnaît plus ! Où est ce corps que j'ai connu ?
Le dos tourné, à lire la presse, je me borne à critiquer ses fesses !
Puis un silence…Je ne l'entends plus :Elle n'est plus là ! Comme disparue !?


Victime du complexe du bistouri, obsédée de chirurgie…
Choisi tes formes sur catalogue et n'écoute plus ton psychologue !


La silicone en ébullition, se liquéfie par définition…
J'observe alors avec stupeur, la flaque au pied du radiateur !


Success story


Parce que je suis à l'étroit dans ma tête
Que je n'ai personne… Asocial en fait
Bien trop à l'étroit dans mon existence
C'est à ma revanche que je pense
Raz le bol du rangé, du sclérosant
Exister à l'envers et à contre courant !
Posséder tous les symboles de la réussite
Vivre du clinquant, des filles faciles et du fric !


Pour quelques paillettes, je serais prêt à tout ?!
Pour moi, j'ai des rêves de gros sous !
Ce qui me fait à vos yeux tous les jours,
Me défait un peu plus chaque jour…


Les « petites personnes » m'inspirent du dégoût
Je veux voir des posters de moi partout
Ça fait longtemps que j'ai choisi mes amis
Ma seule loi : celle du « tout est permis »
Je gravi tous les échelons de la provocation,
Chercher le monopole de l'information…
Pour moi c'est la chance qui tourne aujourd'hui !
Chaque jour, je bâti un empire de mépris !


Pour quelques paillettes je suis prêt à tout
Pour moi, toujours des rêves de gros sous
Ce qui me fait à vos yeux tous les jours
Me défait un peu plus chaque jour...


J'ai vendu mes parents, cent fois mon âme au diable
Fi de la morale, je n'vois que le rentable
Qu'importe que j'inspire la pitié ou des larmes
Pourvu que ce soit « Le Modèle » que j'incarne
Parce que mon succès me donne raison
J'emmerde les gens et les conventions
Je vends ma vie come un produit
Mon pouvoir c'est de susciter des envies


Pour quelques paillettes je risque tout
Pour moi, J'ai des rêves toujours plus fous
Ce qui me fait à vos yeux tous les jours
Me défait un peu plus chaque jour


Pour avoir cru être des élus en somme…
Sans les scandales, je ne suis personne !
Mon succès est des aléas ;
Mon monde s'écroule autour de moi
Pour toujours édicté, commercialisé…
Par les modes et l'argent ma vie est pilotée
A jamais traîné par cette société
Je suis son cavalier désarçonné…


Pour quelques paillettes j'étais prêt à tout
Moi qui ne rêvais que de gros sous
Ce qui m'érigeait à vos yeux tous les jours
Me détruisait un peu plus chaque jour
Pour ces quelques paillettes j'étais prêt à tout
Je ne rêvais que de gros sous
Ce qui m'érigeait à vos yeux tous les jours
Me détruisait un peu plus chaque jour ;
un peu plus chaque jour,
un peu plus…


Le dernier train

Avancer dans le brouillard et la douceur du matin
De la rosée… deux feux blafards s'allument au loin
L‘échine trempée… le froid ne te fait plus rien
Aujourd'hui, tu veux reprendre la main


Le monde file son train dans une voie toute tracée
A mesure, le bruit approche… Si peu de proches à qui penser
Les viscères noués tant tu es décidé :
Faire des lambeaux, de cette vie gâchée


Déjà bien trop de choses autour de toi défaillent
Rie ne filera plus jamais sur de bons rails
Tu songes aux épreuves qui t'on broyé
Sur toi toutes les misères sont passées


Des larmes coulent sur tes mains
Jamais tu ne monteras dans ce train
Jamais tu ne verras le prochain train
Ce sera pour toi le dernier train


Plus de place pour toi, juste les bas côtés
Au fond plus rien n'a de sens, tout est de l'à côté
Et si enfin tout pouvait s'arrêter ?!
Ton désespoir et ta haine violemment signifiés


Tu t'es jeté sur la seule voie que l'on t'offrait
Ton sacrifice fut la seule voix qu'il te restait
Pour qu'il garde de toi une trace morbide
Tu t'es laissé tomber vers le vide…


Des larmes coulent sur tes mains
Jamais tu ne monteras dans ce train
Jamais tu ne verras le prochain train
Ce sera pour toi le dernier train


Ton sang a coulé contre pas une goutte d'encre
Même mort, tous leurs sarcasmes t'éventrent
Dans ce monde qui jamais ne se confesse…
Ils finissent de mettre ta vie en pièces


Mais les symboles personne n'en a que faire
Et l'on retourne à nos petites affaires
Mais les symboles personne n'en a que faire
Et l'on retourne à nos petites affaires


100 à l'heure…


Lassé d'un état de siège cérébral perpétuel…
Assez des étoiles filantes et des comètes incandescentes…
Vouloir fixer le temps, pour   enfin rêver à l'ennui !
Songer à tout et rien et ne plus être cette furie…
J'imagine en trois secondes le bout de ce tunnel
Si peu de temps pour y penser que déjà on me rappelle…
Amnésie de mon passé à quelques souvenirs…

Amnésie de mon passé à quelques souvenirs près
Inconscient de ce que je suis ou même de_ce que je serais


Sentir que ma vie me file entre les doigts !
…Comme du sable si fin qu'on ne le retient pas !
Si par tous les progrès, l'homme vit à 100 à l'heure…
A ce train là parfois j'ai l'impression que je me meure…


Des flashs, une fraction de seconde
Comme une trotteuse infernale, boule de nerf, je succombe
>Asphyxie cérébrale je veux enfin reprendre un peu d'air


Toutes mes idées ne portent pas plus loin que mon nez ;
Suspendre ce qui me fait vivre: je pars au plus pressé…
Je ne vous entends plus, et l'on a, et l'on a beau crier ….
Je ne vous entends plus, et l'on a et l'on a beau crier ….
Je ne m'arrête plus, même si vous pleurez…


Sentir que ma vie me file entre les doigts !
…Comme du sable si fin qu'on ne le retient pas !
Si par tous les progrès, l'homme vit à 100 à l'heure…
A ce train là parfois j'ai l'impression que je me meure…


Rêver à l'ennui, ne plus être cette furie
Je vois le bout du tunnel, trotteuse infernale
Je n'entend plus
Amnésie, asphyxie cérébrale


Sentir que ma vie me file entre les doigts !
…Comme du sable si fin qu'on ne le retient pas !
Si par tous les progrès, l'homme vit à 100 à l'heure…
A ce train là parfois j'ai l'impression que je me meure…
Que je meure !


Depuis le premier souffle…


Si l'on donnait ce qu'il y a de mieux à ceux qui n'ont plus rien…
Et si l'on pensait aux autres, au lieu de ne penser à rien,
S'il n'y avait que des trains « première classe »; de première classe…
Sans distinction d'argent ou de race…Que «nos murs» s'effacent …


Donner une chance à tous ceux qui n'en ont jamais eu ;
Plus de misère pour tous ceux qui l'auraient trop vu…
Que nos maisons ne soient plus jamais closes, plus jamais closes…
Qu'on ne serve enfin que les « Nobles Causes »…
J'attends toujours que ce temps vienne ;
Que l'Homme accepte et puis comprenne…


Qu'on ait de l'amour à en jeter par les fenêtres ;
Qu'on ne rêve plus de ce que l'on aurait pu être…
Si l'humain valait plus que de la monnaie…De la monnaie…
Et si c'était de bonheur que l'on pleurait ?! Que l'on pleurait…


Si tous les grands de ce monde l'étaient par humilité !?
Plus seulement les démunis qui veulent tout partager…
Que « les Grands Noms » ne soit plus autres ; ne soient plus autres…
Et qu'on y inscrive enfin le nôtre !
J'attends toujours que ce temps vienne ;
Que l'Homme accepte et puis comprenne…


Redonner notre confiance; les yeux fermés…
Si l'on ravalait nos prétentions…Nos déraisons
Qu'on ne passe plus jamais de cordes autour du cou…
…La fin des tortures immondes et de toute la misère du monde…


Redescendons !!
Si l'injustice devenait standard…
Et que mes yeux ne pouvaient plus le voir !
Accepter des larmes au quotidien…
…Comme si être un Homme ne signifiait plus rien…


Redescendons !!
Si l'injustice devenait standard…
Et que mes yeux ne pouvaient plus le voir !
Accepter des larmes au quotidien…
…Comme si être un Homme ne signifiait plus rien…